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Proposition

Responsabilité des parents sur leurs enfants - impuissance face aux mauvais choix faits par les enfants

Marie-Pierre LAMY il y a 2 ans mis à jour par Equipe Convergence il y a 11 mois 3

Bonjour, 

Je voudrais avoir des conseils ou éclaircissements sur l'éducation des enfants.

Les parents sont rarement parfaits, et ceux qui font leur possible malgré leur propres failles peuvent se sentir parfois démunis et impuissants face aux choix de vie faits par leurs enfants (parfois incapables eux-mêmes de choisir leur voie face à la négativité du monde actuel). Que faire à par encourager ses enfants, quelle est la responsabilité de ces parents pourtant bienveillants ?

Merci aux incarnés et désincarnés qui nous et vous aident dans cette tâche.

Marie-Pierre

Bonsoir, 


Je fais quelques citations ici pour qui nous puissons reflechir ensemble:


Dans l'Evangile selon le Spiritisme, chapitre XIV:

INSTRUCTIONS DES ESPRITS

L'ingratitude des enfants et les liens de famille


9. L'ingratitude est un des fruits les plus immédiats de l'égoïsme ; elle révolte toujours les coeurs honnêtes ; mais celle des enfants à l'égard des parents a un caractère encore plus odieux ; c'est à ce point de vue plus spécialement que nous allons l'envisager pour en analyser les causes et les effets. Ici, comme partout, le spiritisme vient jeter la lumière sur un des problèmes du coeur humain.

Quand l'Esprit quitte la terre, il emporte avec lui les passions ou les vertus inhérentes à sa nature, et va dans l'espace se perfectionnant ou restant stationnaire jusqu'à ce qu'il veuille voir la lumière. Quelques-uns sont donc partis, emportant avec eux des haines puissantes et des désirs de vengeance inassouvis ; mais à quelques-uns de ceux-là, plus avancés que les autres, il est permis d'entrevoir un coin de la vérité ; ils reconnaissent les funestes effets de leurs passions, et c'est alors qu'ils prennent de bonnes résolutions ; ils comprennent que pour aller à Dieu, il n'est qu'un seul mot de passe : charité ; or, pas de charité sans oubli des outrages et des injures ; pas de charité avec des haines au coeur et sans pardon.

Alors, par un effort inouï, ils regardent ceux qu'ils ont détestés sur la terre ; mais à cette vue leur animosité se réveille ; ils se révoltent à l'idée de pardonner, encore plus qu'à celle de s'abdiquer eux-mêmes, à celle surtout d'aimer ceux qui ont détruit peut-être leur fortune, leur honneur, leur famille. Cependant le coeur de ces infortunés est ébranlé ; ils hésitent, ils flottent, agités par ces sentiments contraires ; si la bonne résolution l'emporte, ils prient Dieu, ils implorent les bons Esprits de leur donner la force au moment le plus décisif de l'épreuve.

Enfin, après quelques années de méditations et de prières, l'Esprit profite d'une chair qui se prépare dans la famille de celui qu'il a détesté, et demande aux Esprits chargés de transmettre les ordres suprêmes, d'aller remplir sur la terre les destinées de cette chair qui vient de se former. Quelle sera donc sa conduite dans cette famille ? Elle dépendra du plus ou moins de persistance de ses bonnes résolutions. Le contact incessant des êtres qu'il a haïs est une épreuve terrible sous laquelle il succombe parfois, si sa volonté n'est pas assez forte. Ainsi, selon que la bonne ou la mauvaise résolution l'emportera, il sera l'ami ou l'ennemi de ceux au milieu desquels il est appelé à vivre. Par là s'expliquent ces haines, ces répulsions instinctives que l'on remarque chez certains enfants et qu'aucun acte antérieur ne semble justifier ; rien, en effet, dans cette existence, n'a pu provoquer cette antipathie ; pour s'en rendre compte, il faut porter son regard sur le passé.

O spirites ! comprenez aujourd'hui le grand rôle de l'humanité ; comprenez que quand vous produisez un corps, l'âme qui s'y incarne vient de l'espace pour progresser ; sachez vos devoirs, et mettez tout votre amour à rapprocher cette âme de Dieu : c'est la mission qui vous est confiée, et dont vous recevrez la récompense si vous l'accomplissez fidèlement. Vos soins, l'éducation que vous lui donnerez aideront à son perfectionnement et à son bien-être futur. Songez qu'à chaque père et à chaque mère, Dieu demandera : Qu'avez-vous fait de l'enfant confié à votre garde ? S'il est resté arriéré par votre faute, votre châtiment sera de le voir parmi les Esprits souffrants, tandis qu'il dépendait de vous qu'il fût heureux. Alors vous-mêmes, bourrelés de remords, vous demanderez à réparer votre faute ; vous solliciterez une nouvelle incarnation pour vous et pour lui, dans laquelle vous l'entourerez de soins plus éclairés, et lui, plein de reconnaissance, vous entourera de son amour.

Ne rebutez donc point l'enfant au berceau qui repousse sa mère, ni celui qui vous paye d'ingratitude ; ce n'est pas le hasard qui l'a fait ainsi et qui vous l'a donné. Une intuition imparfaite du passé se révèle, et de là jugez que l'un ou l'autre a déjà bien haï ou a été bien offensé ; que l'un ou l'autre est venu pour pardonner ou pour expier. Mères ! embrassez donc l'enfant qui vous cause du chagrin, et dites-vous : L'un de nous deux a été coupable. Méritez les jouissances divines que Dieu attache à la maternité, en apprenant à cet enfant qu'il est sur la terre pour se perfectionner, aimer et bénir. Mais, hélas ! beaucoup d'entre vous, au lieu de chasser par l'éducation les mauvais principes innés des existences antérieures, entretiennent, développent ces mêmes principes par une coupable faiblesse ou par insouciance, et, plus tard, votre coeur, ulcéré par l'ingratitude de vos enfants, sera pour vous, dès cette vie, le commencement de votre expiation.

La tâche n'est pas aussi difficile que vous pourriez le croire ; elle n'exige point le savoir du monde ; l'ignorant comme le savant peut la remplir, et le spiritisme vient la faciliter en faisant connaître la cause des imperfections du coeur humain.

Dès le berceau, l'enfant manifeste les instincts bons ou mauvais qu'il apporte de son existence antérieure ; c'est à les étudier qu'il faut s'appliquer ; tous les maux ont leur principe dans l'égoïsme et l'orgueil ; épiez donc les moindres signes qui révèlent le germe de ces vices, et attachez-vous à les combattre sans attendre qu'ils aient pris des racines profondes ; faites comme le bon jardinier, qui arrache les mauvais bourgeons à mesure qu'il les voit poindre sur l'arbre. Si vous laissez se développer l'égoïsme et l'orgueil, ne vous étonnez pas d'être plus tard payés par l'ingratitude. Quand des parents ont fait tout ce qu'ils doivent pour l'avancement moral de leurs enfants, s'ils ne réussissent pas, ils n'ont point de reproches à se faire, et leur conscience peut être en repos ; mais au chagrin bien naturel qu'ils éprouvent de l'insuccès de leurs efforts, Dieu réserve une grande, une immense consolation, par la certitude que ce n'est qu'un retard, et qu'il leur sera donné d'achever dans une autre existence l'oeuvre commencée dans celle-ci, et qu'un jour l'enfant ingrat les récompensera par son amour. (Chap. XIII, n° 19.)

Dieu n'a point fait l'épreuve au-dessus des forces de celui qui la demande ; il ne permet que celles qu'on peut accomplir ; si l'on ne réussit pas, ce n'est donc pas la possibilité qui manque, mais la volonté, car combien y en a-t-il qui au lieu de résister aux mauvais entraînements s'y complaisent ; c'est à ceux-là que sont réservés les pleurs et les gémissements dans leurs existences postérieures ; mais admirez la bonté de Dieu, qui ne ferme jamais la porte du repentir. Un jour vient où le coupable est las de souffrir, où son orgueil est enfin dompté, c'est alors que Dieu ouvre ses bras paternels à l'enfant prodigue qui se jette à ses pieds. Les fortes épreuves, entendez-moi bien, sont presque toujours l'indice d'une fin de souffrance et d'un perfectionnement de l'Esprit, lorsqu'elles sont acceptées en vue de Dieu. C'est un moment suprême, et c'est là surtout qu'il importe de ne pas faillir en murmurant, si l'on ne veut en perdre le fruit et avoir à recommencer. Au lieu de vous plaindre, remerciez Dieu, qui vous offre l'occasion de vaincre pour vous donner le prix de la victoire. Alors quand, sorti du tourbillon du monde terrestre, vous entrerez dans le monde des Esprits, vous y serez acclamé comme le soldat qui sort victorieux du milieu de la mêlée.

De toutes les épreuves, les plus pénibles sont celles qui affectent le coeur ; tel supporte avec courage la misère et les privations matérielles, qui succombe sous le poids des chagrins domestiques, meurtri par l'ingratitude des siens. Oh ! c'est une poignante angoisse que celle-là ! Mais qui peut mieux, en ces circonstances, relever le courage moral que la connaissance des causes du mal, et la certitude que, s'il y a de longs déchirements, il n'y a point de désespoirs éternels, car Dieu ne peut vouloir que sa créature souffre toujours ? Quoi de plus consolant, de plus encourageant que cette pensée qu'il dépend de soi, de ses propres efforts, d'abréger la souffrance en détruisant en soi les causes du mal ? Mais pour cela il ne faut pas arrêter son regard sur la terre et ne voir qu'une seule existence ; il faut s'élever, planer dans l'infini du passé et de l'avenir ; alors la grande justice de Dieu se révèle à vos regards, et vous attendez avec patience, parce que vous vous expliquez ce qui vous semblait des monstruosités sur la terre ; les blessures que vous y recevez ne vous paraissent plus que des égratignures. Dans ce coup d'oeil jeté sur l'ensemble, les liens de famille apparaissent sous leur véritable jour ; ce ne sont plus les liens fragiles de la matière qui en réunissent les membres, mais les liens durables de l'Esprit qui se perpétuent et se consolident en s'épurant, au lieu de se briser par la réincarnation.

Les Esprits que la similitude des goûts, l'identité du progrès moral et l'affection portent à se réunir, forment des familles ; ces mêmes Esprits, dans leurs migrations terrestres, se recherchent pour se grouper comme ils le font dans l'espace ; de là naissent les familles unies et homogènes ; et si, dans leurs pérégrinations, ils sont momentanément séparés, ils se retrouvent plus tard, heureux de leurs nouveaux progrès. Mais comme ils ne doivent pas travailler seulement pour eux, Dieu permet que des Esprits moins avancés viennent s'incarner parmi eux pour y puiser des conseils et de bons exemples dans l'intérêt de leur avancement ; ils y causent parfois du trouble, mais là est l'épreuve, là est la tâche. Accueillez-les donc en frères ; venez-leur en aide, et plus tard, dans le monde des Esprits, la famille se félicitera d'avoir sauvé des naufragés qui, à leur tour, pourront en sauver d'autres. (SAINT AUGUSTIN. Paris, 1862.





Dans le livre Le Consolateur:

108. Quelles sont les bases les plus élevées pour les méthodes d’éducation ?

« Les notions religieuses accompagnées de l’exemple des plus hauts devoirs de la vie sont à la base de toute éducation dans l’institution sacrée de la famille. »


109. Dans la tâche éducative, la période infantile est-elle la plus importante ?

« La période infantile est la plus sérieuse et la plus propice à l’assimilation des principes éducatifs.

« Jusqu’à l’âge de sept ans, l’esprit se trouve encore en phase d’adaptation pour la nouvelle existence qui lui incombe dans le monde. À cet âge, il n’existe pas encore d’intégration parfaite entre lui et la matière organique. Ses souvenirs du plan spirituel sont, pour cela, plus vifs, faisant que son caractère soit plus susceptible de changer et d’établir de nouveaux chemins dans la consolidation des principes de responsabilité, s’il trouve chez ses parents légitimes de dignes représentants de la famille.

« Raison pour laquelle le foyer est si important pour l’édification de l’homme et si profonde la mission de la femme devant les lois divines.

« Une fois passée la phase infantile digne de toute vigilance et d’affection de la part des énergies parentales, les méthodes d’éducation morale, qui forment le caractère, deviennent plus difficiles avec l’intégration de l’esprit dans son monde organique matériel. Une fois la majorité atteinte, si l’éducation n’a pas été faite au foyer, alors, seuls les processus violents des rudes épreuves, dans le monde, pourront renouveler la pensée et les conceptions des créatures, puisque l’âme réincarnée aura repris tout son patrimoine pernicieux du passé et récidivera dans les mêmes chutes si la lumière intérieure des principes éducatifs sacrés lui manque. »


110. Quelle est la meilleure école de préparation pour les âmes réincarnées sur terre ? « La meilleure école est toujours le foyer, où la créature doit recevoir les bases du sentiment et du caractère.

« Les établissements d’enseignement peuvent instruire, mais seule l’institution de la famille peut éduquer. Raison pour laquelle, l’université peut former le citoyen, mais seul le foyer peut édifier l’homme.

« Dans sa tâche de christianisation grandiose, ceci est la profonde finalité du Spiritisme évangélique, afin d’illuminer la conscience de la créature pour que le foyer se refasse et qu’un nouveau cycle de progrès spirituel se manifeste parmi les hommes dans des foyers chrétiens pour la nouvelle ère de l’humanité. »


112. Comment rénover les processus d’éducation pour améliorer le monde ?

« Les établissements d’enseignement de la planète pourront toujours rénover leurs méthodes pédagogiques de tel ou tel nouveau procédé conformément à la psychologie infantile, mais l’école éducative du foyer est la seule à posséder une source de rénovation qui est celle de l’Évangile, et un modèle unique de maître, qui est la personnalité sublime du Christ. »


113. Les parents spirites doivent-ils donner une éducation doctrinale à leurs enfants ou renoncer à le faire en invoquant la raison qu’en matière de religion, ils préfèrent leur laisser une totale liberté ?

« Dans sa première phase, la période infantile est la plus importante pour toutes les bases éducatives, et les parents spirites chrétiens ne peuvent oublier leurs devoirs d’orientation à l’égard de leurs enfants, quant aux grandes révélations de la vie. D’aucune manière, cette première étape des luttes terrestres ne doit être envisagée avec indifférence.

« Le prétexte que l’enfant doit se développer dans la plus grande liberté peut être la source de graves dangers. De par le monde, il a déjà été dit que l’enfant libre est la graine d’un scélérat.

La réincarnation n’est-elle pas elle-même une restriction considérable à l’indépendance absolue de l’âme nécessiteuse d’expiations et de punitions ?

« En outre, les parents spirites doivent comprendre que toute indifférence dans ce cas peut conduire l’enfant à des préjudices religieux envers les adeptes d’autres religions, à l’attachement au conventionnalisme, et à manquer d’amour pour la vérité.

« Le coeur infantile doit se nourrir de croyance, de bonté, d’espoir et de foi en Dieu. Agir contrairement à ces règles, c’est ouvrir grand la porte à des excès en tout genre qui conduisent à la destruction et au crime, à celui qui hier était dans l’erreur.

« Les parents spirites doivent comprendre le caractère de leurs obligations sacrées, savoir que le foyer n’a pas été fait pour la contemplation égoïste de l’espèce, mais qu’il s’agit d’un sanctuaire où, parfois, la résignation et le sacrifice d’une existence entière sont exigés. »


189. Que doit faire une mère pour accomplir évangéliquement ses devoirs, et conduire ses enfants vers le bien et la vérité ?

« Dans le milieu familial, le coeur maternel doit être le représentant divin de toute la compréhension spirituelle et de tous les sacrifices pour la paix de la famille.

« Dans cet univers de travail, la tâche la plus sanctifiée de renoncement personnel s’opère, la femme chrétienne fait naître la véritable lumière montrant la voie à ses enfants.

« La mission maternelle se résume à toujours donner l’amour de Dieu, ce Père d’une infinie bonté qui a mis dans le coeur des mères l’essence sacrée de la vie. Dans les travaux du monde, il existe celles qui se laissent rattraper par l’égoïsme d’un entourage particulier ; néanmoins, il faut se reprendre à temps pour ne pas vicier la source de la tendresse.

« Une mère doit comprendre, avant tout, que ses enfants sont les enfants de Dieu.

« Dès l’enfance, elle doit les préparer au travail et aux luttes qui les attendent.

« Dès les premières années, elle doit enseigner à l’enfant à fuir l’abîme de la liberté en contrôlant ses attitudes et en corrigeant ses dispositions mentales, car l’occasion la plus propice lui est offerte à la construction des bases d’une vie.

« Elle doit ressentir les enfants des autres mères comme s’il s’agissait des siens, sans jamais garder à l’esprit l’idée erronée que les siens sont les meilleurs et supérieurement dotés à ceux des autres.

« Elle enseignera la tolérance la plus pure, mais ne dédaignera pas d’être énergique lorsque ce sera nécessaire au processus d’éducation, vu l’hétérogénéité des tendances et la diversité des tempéraments.

« Elle se sacrifiera de toutes les façons possibles, sans porter atteinte à la règle de grandeur spirituelle de sa tâche pour la paix des siens, en leur enseignant que toute douleur est respectable, que tout travail édifiant est divin, et que tout gaspillage est une faute grave.

« Elle leur enseignera le respect du malheur d’autrui pour qu’ils soient également soutenus dans le monde, dans les moments d’amertume qui les attend, communs à tous les esprits incarnés.

« Face à la douleur et au travail, à l’épreuve et à l’expérience, elle ne devra pas soutenir les plaintes de ses enfants, sans un examen impartial et méticuleux des problèmes en question. En élevant leurs sentiments à Dieu, elle ne permettra pas qu’ils stagnent dans la futilité ou dans les préjudices moraux des situations transitoires du monde.

« Elle sera dans le foyer, le bon conseil sans partialité, la stimulation au travail et la source d’harmonie pour tous.

« Elle cherchera dans la miséricordieuse Mère de Jésus, le symbole des vertus chrétiennes en transmettant à ceux qui l’entourent les dons sublimes de l’humilité et de la persévérance, sans la moindre préoccupation pour les glorioles éphémères de la vie matérielle.

« Dans l’hypothèse où échoueraient tous leurs dévouements et renoncements dans l’accomplissement de ce programme d’effort évangélique, il appartiendra aux mères incomprises de livrer le fruit de leur labeur à Dieu en renonçant à tout jugement du monde, car le Père de Miséricorde saura apprécier leurs sacrifices et bénira leurs peines dans l’institution sacrée de la vie familiale. »


190. Lorsque les enfants sont rebelles et incorrigibles, imperméables à toutes les méthodes d’éducation, comment les parents doivent-ils procéder ?

« Après avoir donné toutes les preuves d’amour et d’énergie pour orienter leurs enfants dans leur éducation, il est juste que les responsables du foyer, sans interrompre leur dévouement et les sacrifices nécessaires, attendent la manifestation de la Providence divine pour éclairer les enfants incorrigibles, comprenant ainsi que cette manifestation se fera à travers la douleur et de dures épreuves, afin de faire naître en eux une plus grande compréhension et éveiller leurs sentiments. »


191. Comment les parents pourront-ils susciter au fond de leur enfant rebelle les notions sacrées du devoir et des obligations envers Dieu Tout-Puissant, dont nous sommes les fils ?

« Après avoir épuisé tous les recours à leur porté pour le bien de leurs enfants, et s’être utilisé de méthodes aimantes et énergiques pour leur formation spirituelle, sans arriver à rien, il faut que les parents reconnaissent en ces enfants adultes qui n’ont pas assimilé leurs paroles et leur exemple, des frères indifférents ou endurcis dans l’âme. Ce sont les comparses d’un passé délictueux qu’ils doivent remettre entre les mains de Dieu pour qu’ils soient naturellement façonnés par les processus tristes et violents de l’éducation du monde.

« La douleur offre des possibilités ignorées pour pénétrer les esprits, là où la lymphe de l’amour n’a pas réussi à pousser, malgré la manifestation inestimable de l’affection parentale.

« Par conséquent, dans certaines circonstances de la vie, il est nécessaire que les parents adoptent une attitude de suprême résignation, qu’ils reconnaissent dans la souffrance qui persécute leurs enfants, la manifestation d’une bonté supérieure dont le burin occulte, fait de souffrances, retouche et perfectionne en vue de leur avenir spirituel. »


Merci pour ces précisions Thiago !

@Marie-Pierre Lamy : peut-être souhaitez-vous préciser votre question suite à la réponse de Thiago ?